A quoi sert et dé-sert le Mental ?!

Psychothérapie Paris Image de Soi

Le mental est ce qui nous sert à penser, à comprendre, a ordonner, a raisonner, a donner du sens, a projeter et planifier des actions, et à résoudre des problèmes. Le mental est donc un outil formidable qui sert à appréhender la réalité, l’environnement, qui nous permet de définir notre identité, nos valeurs, il met en forme par des mots ce que nos sens nous apportent en flux continu d’information sur notre monde intérieur et extérieur. Par le moyen du langage il permet aussi de communiquer des signes, des symboles, des images, des mots et des idées qui sont les briques élémentaires avec lesquelles le mental jongle pour effectuer toutes les tâches citées plus haut. Un outil formidable donc, mais avant tout un outil. Or ce n’est pas comme cela que la plupart d’entre nous concevons notre mental. Non pas comme un outil nécessaire pour aider à la navigation dans ce drôle de voyage qu’est l’incarnation, non plus comme un moyen, mais comme une fin, une totalité au service d’elle même. Non plus comme une parole donnée au réel pour s’exprimer au travers nous, mais une auto-narration destiné à confirmer notre préconception du réel et de ce que nous pensons être nous même.

En effet souvent, nous nous sommes identifié a ce mental a tel point qu’il peut nous être très difficile de nous en dissocier, de nous différencier de lui et ainsi prendre conscience que nous ne sommes pas lui. L’outil a en quelque sorte pris le pouvoir, et dans la lignée du « je pense donc je suis », nous sommes passé à « je suis ce que je pense ». L’outil, associé à l’Ego qu’il alimente en permanence, a pris le melon et a commencé a se concevoir lui-même comme étant l’objet central de toute l’attention, le but ultime de notre vie sur terre. Les problèmes adviennent alors lorsque toutes ces histoires, que cet outil (le mental) nous permet de nous raconter, au lieu de nous permettre de découvrir le réel, se figent comme des vérités absolues que l’on arrive plus, voir même ne songe même plus, à remettre en question.

Ces histoires, nos pensées, nos représentations, nos idées sur ce que nous pensons être, sont devenues l’alpha et l’oméga de notre existence, notre esprit s’y est englué et fonctionne comme si nous étions devenus, les histoires que nous nous racontons. L’identification au mental alimente désormais son propre culte de la personnalité, le « Je », une histoire qu’on se raconte et que l’on passe sa vie à alimenter sans plus aucun recule sur la validité ou la vérité toute transitoire de cette construction mentale. Il s’agit là d’une véritable prison virtuelle dont nous n’entrapercevons les murs que lorsque nous nous cognons plus ou poins violemment a nos symptômes, c’est à dire aux limites que le réel fini naturellement a imposer à la « grosse tête » de notre mental et de ses histoires auxquelles il adhère sans plus aucun discernement.

Psychothérapie Paris, Psychologie de la Bipolarité

Ainsi, croire que nous sommes ce que nous pensons, c’est un peu comme si nous disions que c’est le piano qui joue du pianiste ou comme si le marteau se mettait a se vanter d’avoir planté le clou dans le mur. Le mental a oublié qu’il ne s’est pas construit tout seul, qu’il est très récent dans l’histoire de l’humanité et qu’il n’est rien sans le support du corps et de ce qui l’entoure ainsi que les générations passées qui ont participé a forger cet outil qui nous sert à penser. Rappelons que notre corps lui même dans lequel le Je, l’Ego et le Mental sont incarnés, a mis des millions d’années à advenir, sans l’intervention de la pensée humaine. Il est alors envisageable qu’en tant qu’outil, le mental et tout ce qui lui est associé n’est tout au plus qu’une étape transitoire vers d’autres chapitres de l’histoire de l’évolution de l’humanité. Le mental prétentieux se prend pour l’aboutissement (le produit fini) et n’envisage pas d’au-delà que lui-même, là ou un mental plus humble, reconnaissant sa place d’outil, admet en même temps, qu’il n’est qu’un passage transitoire. La première position entraîne tout naturellement la peur, la défense et la lutte contre tout ce qui peut remettre en question les valeurs, les jugements, les certitudes, les identités portées par le mental. Cela entraîne toutes les fixations et les combats internes et externes qui les défendent coûte que coûte. La deuxième position entraîne l’apaisement et la fluidité, là ou l’humilité remet le mental a sa place de témoins de phénomènes plus large que lui. Il y a alors moins à défendre, moins de lutte contre, et plus d’accueil et d’acceptation de soi, de l’autre et de ce qui échappe au contrôle et à la volonté du mental…

L’individu identifié à sa pensée, et se pensant implicitement séparé du reste de l’univers passé et présent, est devenu un individu qui a oublié qu’il sert un dessein bien plus large que d’être auto centré dans sa narration de lui même. Et c’est bien là que l’individu tout comme l’humanité dont il fait parti, ce met à dérailler. Lorsque le mental commence à croire que c’est lui qui dirige et qu’il est l’origine et le créateur d’un monde qu’il façonnerait à l’image de ces idées. Alors même, que cet outil mental et les idées qu’il produit, ne sont que l’interface de conscience d’une guidance intuitive beaucoup plus large que lui.

C’est alors, quand il perd cette conscience et cette humilité, que le mental devient de plus en plus dictatorial, il ne prend plus ses informations d’une inter-connexion avec la nature, ni de nos sens qui nous renseignent sur notre relation et notre participation complexe avec cette nature. Il prend son information à partir de lui-même en se séparant du reste, au point qu’il peut finir par tourner en boucles obsessionnelles sur des auto-certitudes, déracinées de ce qui se passe réellement dans la pure présence de l’instant. Le mental humain est coincé entre sa projection sur le passé et sa projection sur le futur, mais il n’est jamais vraiment là, dans la plus grande réalité de l’instant.

Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9.

A un certain niveau de déconnexion, la boucle se transforme en enfermement et en enfer, souvent fait de peurs et de paranoïa, ce qui, a bien sûr un lien avec la manière dont l’humain peut traiter son prochain, la nature, les animaux, le reste de la planète et à fortiori lui-même. Il faut imaginer un rat dans sa roue tentant de fuir obsessionnellement quelque chose qui lui fait peur, et se mettant a courir toujours plus fort dans cette roue, enfermé qu’il est dans l’idée que c’est la seule solution pour réussir à s’enfuir. Et moins ça marche, plus le réel lui prouve qu’il a tort, et plus le mental s’auto-convainc qu’il doit faire encore plus de ce qui ne marche pas pour s’en sortir. Ce cercle vicieux dont le mental est incapable de sortir de lui-même, le mène a une caricature comportementale aux conséquences de plus en plus catastrophiques.

Et cela marche pour un individu tout autant qu’un groupe d’individus incapable(s) de se décoller des idées auxquelles ils sont identifiés. Et il n’y a pas plus enfermant et infernal que de tourner en boucle dans des idées ou représentations stériles qui n’ont plus aucun ancrage dans un réel sensitif, instinctif et intuitif. Par intuition je parle ici d’un état du corps qui ne passe pas par le mental, mais dont le mental peut se nourrir si il retrouve l’humilité de s’incliner devant lui. Le problème est qu’un mental qui tourne à vide sans jamais s’arrêter, est particulièrement énergivore, épuisant, lourd et asphyxiant, ce qui sont des sensations courantes en cas de charge mentale, en cas de pensées obsessionnelles, symptômes que l’on peut retrouver dans de nombreuses impasses existentielle chez les humains, y compris dans le cas du burn-out.

Ces constatations nous amènent tout naturellement à la proposition des Résonances Corporelles Intuitives (R.C.I). Sortir du mental pour lui redonner sa place d’outil est la clef, et reconnecter avec son corps dans l’instant présent, la solution évidente. Yoga, méditation, méthode respiratoire, hypnose, et Mindfullness, sont des chemins tout indiqués, avec cette petite note particulière que dans le cas du travail thérapeutique que je propose, il ne s’agit pas d’emblée de se calmer, s’apaiser et faire disparaître le « problème », mais plutôt de le rencontrer, de l’éprouver, de l’apprivoiser en apprenant a laisser se séparer la sensation et le mental. Mental qui s’avérera souvent être la première source de la souffrance, de par sa lutte absurde contre l’intuition inconsciente portée par les sensations et symptômes inconfortables. Ce qui ne veut pas dire que cette méthode ne s’applique que pour les dérangements du corps, il s’avère que toutes les situations comportementales bloquantes chez l’humain, ont leurs contre-parties sensorielles et énergétiques dans le corps, si l’on veut accepter de moins réfléchir et tourner plus consciemment son attention vers l’intérieur, c’est à dire vers la respiration et les sensations du corps.

Pascal Acklin Mehri Résonances Corporelles Intuitives

Sortir du mental implique de commencer par se le représenter de nouveau comme une partie et non plus comme le tout. Et à partir de là, cela laisse plus de place pour porter de nouveau attention aux ressentis dans le corps quand la barrière du jugement s’amenuise. Ces ressentis dans leurs formes subtiles peuvent se traduire par l’intuition qui ouvre le champ à l’existence d’un monde de conscience bien plus large que ce que le mental semblait circonscrire jusque là. Voyez alors le mental comme un enclos, et si nous prenons l’enclos pour la réalité nous sommes alors enfermés dans une représentation de la réalité, cette partie que nous prenons pour le tout, par identification au mental. La sortie du mental même momentané nous permet de percevoir un monde bien plus vaste en dehors de l’enclos. Cette conscience, cet éveil ne se fait qu’en mettant un pied en dehors du cercle de cet enclos du mental. Quand je suis enfermé dans ma représentation mental sans m’apercevoir de mon identification à ce mental, je peux nommer les murs de ma prison sans m’apercevoir que ce n’est que parce que j’y adhère sans recule que ce mur est devenu infranchissable. Franchir, c’est alors en quelque sorte redéfinir ce en quoi je crois, redéfinir mes repères mentaux. Retrouver une plasticité d’esprit qui replace le mental à sa juste place d’outil.

P.A.M

The different States of Consciousness…

Psychotherapy Paris, Psychology of Consciousness, Awakening and Evolution of Consciousness, states of consciousness.
Pascal Acklin Mehri Psychologist Paris, the different states of consciousness

Most of the time we talk about consciousness by referring to the classical state of consciousness, the one in which we think we are most of our existence. In short, this state is the one that constitutes the consciousness of ourselves and of our daily reality. This state of consciousness of everyday life includes the mind of the « I think therefore I am » and also all the identifications by which humans define themselves and represent the reality around them. This state of consciousness is by default considered principal, and all other states that the human mind is capable of listing are defined in relation to it. So usually we speak of altered, modified or alternative states of consciousness in the best case. So let’s go, let’s try to re-identify a number of these so-called alternative states to the « classic » consciousness…

Thus, for example, in-consciousness is defined as opposed to the state of consciousness. Unconsciousness (which is supposed not to contain consciousness) contains sleep, k-o and coma. For a long time, unconsciousness was not of interest, it was not supposed to happen there whatsoever important. Yet, through sleep, we would spend on average one-third of our life in a state of unconsciousness. And already our intuition awakens to the strangeness of the need for such a long time of unconsciousness in the life of a human. And when sleeping in fact, there is at least one notable phenomenon that we can be aware of, this is the dream. We can add to this that an increasing number of people relate the possibility of becoming conscious during the very course of their dream, which leads these people to be able to act and react « live » in their dream, we call it the lucid dreaming. Then there are many experiences of so-called « paranormal » states of consciousness that are also described during coma, during which supposedly nothing should happen since one is unconscious. The most amazing experiences take place in extreme states of « without » consciousness » since they happen in some cases of clinical death, the NDEs (« near-death experience » or in French « imminent death experience« ). Many cases have been identified, where the person in full « unconsciousness » discovers the ability to think and perceive the outside environment, to get out of his body and to visit places close or very far, and even to communicate by non-verbal means with relatives or caregivers. This is absolutely not a delirium out of the feverish brain of a few people sounded by disease or drugs. Today, many cases are seriously documented from the experience of patients, doctors, nurses etc., all over the world.

Unconsciousness is therefore not a simple block of non-consciousness but is quite accessible to forms of consciousness that reveal us something else, another experience than the one related only to the continuity of a more classical perception of reality. And since one opens the field of « parallel » forms of consciousness, it seems to me that what is called the paranormal (again by definition to what is supposed to be normal and principal), includes many forms of facet perception of reality which are just non-conscious for most people. And whether we believe it or not how many of us have at least one anecdote of how their mind was blown away by one of those « inexplicable » phenomena whose list is endless?! Mediumity, premonitory truths, animal communication etc., here, from my perspective, the paranormal term is also to be used alongside all other conscious experiences. This point of view is opening our mind on a rather less consensual reality.

And if we continue the list, it turns out that the psychic states parallel to the classical state of consciousness never cease to show their omnipresence throughout the history of humanity and of everyone. Trance, for example, is one of the characteristics of its parallel states. The trance is noticeable from the outside as a kind of state of presence/absence, people are both there and not there, less aware of certain things of general social and material reality, but also often more present (more conscious, therefore) to other realities usually less noticeable (and therefore less conscious) for others. You should know that, in fact, we are often and daily in a state of trance without even noticing it, this is what makes us able to carry out complex actions such as walking or driving from one place to another without even noticing how we did it, without even remembering that we did it. If we don’t pay attention, these states of trance are easily obliviated, which means that they are not spotted by the classical consciousness. And so, without even noticing it we actually spend a lot of time in a trance. Depending on how it is experienced, the trance has historically led to the development of a very large number of field of knowledge that lead to infinite openings on the nature of reality. This reality, which is increasingly clearly broader than the mere reference to the normal consciousness of classical reality. Thus we could talk about the hypnotic trance, the sleepwalking trance, the psychic trance, the shamanic trance (the history of shamans being linked all over the world to the development of all human groups), and finally the ecstatic trance of mystics of all eras and cultures… 

Note that since a while ago we speak more clearly of consciousness as a state of presence, and in this sense, we can awaken to states of consciousness, and therefore of presence, very varied, by experimentation and increased the attention that one leads to these states. Whether it is dreams, trance or just your breathing, just paying attention, in fact, changes your state of consciousness, and therefore your state of presence. This is the whole idea of mindfulness movements. The term mindfulness implies in fact that the classical state of consciousness, of everyday life, is only a partial state of consciousness often finally very unaware. This is what we automatically see as soon as we take the time to pay more attention to what is happening in ourselves in each of our actions. From there we naturally come to meditation, which is a millennial art involving states of consciousness over internal states that can lead, at certain levels of practice, to experiences of transcendence. Finally, if we speak of transcendence and spirituality what about the particular states of consciousness in which we can enter through the use of so-called psychedelic drugs (LSD, mescaline, psilocybin, hayawaska etc.) or also certain techniques (without any drugs) like holotropic breathing, which again opens up a radically different perception of reality.

So there is a world of levels of consciousness that is much more abundant and important than what the classical consciousness is willing to believe. And there we do not even talk about the Freudian unconscious that accompanies us all the time asleep or not. The unconscious as such is particularly interesting because it already poses that the classical consciousness (that of the mind) is only the visible part of an iceberg whose non-conscious part is otherwise wider and is molding our existence much more powerfully than the conscious reasons we give ourselves to justify that it is indeed we who « consciously » decide our actions. And again, one can increase one’s awareness of one’s non-conscious states by simply paying more attention to it (for example, therapeutic work..). 

Thus the classical consciousness, even if it starts from a very limited representation of reality, still has the peculiarity of being able to extend its field of perception as it pays attention to itself. And in my own path of exploration (work on the unconscious, dream, trance, hypnosis, meditation, shamanism, spirituality and the « paranormal » …) it is clear that the further I go, the more I am aware of the infinity of what is not still reachable. It then makes objectively sense that what we usually sum up in the term consciousness is in fact only the small end of the eyeglass. It follows, of course, that instead of a simplistic conception that thinks that the rest is anecdotal, abnormal, altered, or even exists only in the minds of fools and wackos, it would be more logical to stop making of this classical mind the center of reference, and rather to understand all this infinity of states of consciousness as different states, of complementary nature, part of a more global whole. A kind of global universal consciousness that encompasses all forms of consciousness, unconsciousness and non-consciousness.

Is it said of the dog or bat that they have an altered view of reality because they perceive and integrate ultrasound? should we consider that infrared or ultraviolet are a minor part of reality because we are not equipped to see them directly just like the range of radio, TV and telephone waves that would remain invisible without specific equipment? It seems less presumptuous and more humble to consider that it is the visible and conscious part of the human being that is in the minority in view of all that he is not able to perceive from reality and which is infinitely larger than what everyone usually sums up his daily life. And even if we were left only on a purely scientific point of view, every day brings its share of modesty and humility. Far from the young years of the industrial era where we still pretentiously believed that humanity could become master and possessor of nature, we know better and better, the more we discover, that we know little about the infinity of all that we do not know.

There are therefore multiple dimensions of consciousness where none has supremacy over others (maybe some can be more useful or more accessible depending of which species, timeline and geographical place you belong) and which are part of an infinite whole that could be called Consciousness with a great C, and which encompasses them all. And so, in my opinion, there are no altered, or abnormal states, but a multitude of states that coexist in perfect harmony and perfect continuity in human beings. And it is possible to move from one state to another by agreeing to pay attention to it and allow yourself an unjudgmental exploration of these alternative bits of perception that are then as much possibility of exploring parts of reality unknown to us. In therapy, using exploration through dreams, hypnosis or other, is a way of appealing to all its dimensions of ourselves in the service of the possible evolution of each beyond the apparent blockages of the human being. However, these blockages are often linked precisely to a fixed state of limited representations of the conscious mind. Through this text, I hope to have contributed to the evolution of an often limited vision of consciousness, whose often totalitarian beliefs about the nature of our reality and of ourselves make our daily prison…

P.A.M.

Les Etats de la Conscience…

Psychothérapie Paris, Psychologie de la Conscience, éveil et évolution de conscience
Pascal Acklin Mehri Psychologue Paris, les différents états de la conscience

La plupart du temps on parle de conscience en faisant référence à l’état de conscience classique, celui dans lequel nous sommes pensons nous la majeure partie de notre existence. En bref, cet état est celui qui constitue la conscience de nous-même et de notre réalité quotidienne. Cet état de la conscience du quotidien inclus le mental du « je pense donc je suis » et donc aussi toutes les identifications par lesquelles les humains se définissent eux-même et se représentent la réalité autour d’eux. Cet état de conscience est par défaut considéré comme principal, et on défini par rapport à lui tous les autres états que l’esprit humain est capable de répertorier. Du coup habituellement on parle d’état de conscience altérés, modifiés ou alternatifs dans le meilleurs des cas. Alors allons y, essayons de repertorier un certain nombre de ces états alternatifs à la conscience « classique »…

Ainsi par exemple, on défini l’in-conscience par opposition à l’état de conscience. L’inconscience (qui est supposé ne pas contenir de conscience) contient le sommeil, le K.O et le coma. Pendant longtemps l’inconscience ne présentait pas d’intéret, il n’était pas supposé s’y passer quoi que ce soi d’important. Pourtant, rien que par le sommeil, nous passerions en moyenne un tiers de notre temps de vie en état d’inconscience. Et déjà là notre intuition s’éveille à l’étrangetée de la nécéssité d’un temps aussi longt d’inconscience dans la vie d’un humain. Et lors du sommeil en fait, se passe au moins un phénomene notable dont nous pouvons être conscient aprés coup, c’est le rêve. On peut rajouter à cela qu’un nombre croissant de personnes relatent la possibilité de devenir conscient pendant le déroulement même de leur rêve, ce qui amène ces personnes à pouvoir agir et réagir en « live » dans leur rêve, on appelle cela le rêve lucide. Ensuite, il y a beaucoup d’expériences d’états de conscience dits « paranormaux » qui sont décrit aussi lors de coma, ou supposément il ne devrait rien se passer puisqu’on est inconscient. Les expériences les plus étonnantes se passent dans des états de « sans » conscience » extremes, puisqu’elles arrivent dans certains cas de mort clinique, les NDE (« near death expérience » ou en français « expérience de mort imminente« ). De nombreux cas ont été répertoriés, ou la personne en pleine « inconscience » se découvre la capacité de penser, et de percevoir l’environnement extérieur, de sortir de son corps et de visiter des lieux proches ou trés éloignés, et même de communiquer de maniére non verbale avec des proches ou des soignants. Ce n’est absolument pas un délire sorti du cerveau fiévreux de quelques rares personnes sonnées par la maladie ou les drogues. Aujourd’hui, de très nombreux cas sont sérieusement documentés à partir de l’expérience de patient(e)s, de médecins, infirmiers (éres) et ré-animanteurs (trices) etc.., partout dans le monde.

L’inconscience n’est donc pas un simple bloc de non-conscience mais est tout à fait accessible à des formes de conscience qui nous révèlent autre chose, d’autres expériences que celles liées uniquement à la continuité d’une perception plus classique de la réalité. Et puisque l’on ouvre le champs des formes de conscience « parallèle », ce qui est appelé le paranormal (là encore par définition à ce qui est d’emblée supposé être normal et principal), inclus de nombreuses formes de perception de facette de la réalité qui échappent, c’est à dire sont non-conscientes pour la plupart des personnes. Et que l’on y croit ou pas combien d’entre nous ont au moins une anectode de vie ou ils on été bluffés par un de ces phénoménes « inexplicables » dont la liste est interminable? Médiumnité, réves prémonitoires, communication animale etc.., ici, le terme paranormal est lui aussi à ranger aux cotés de toutes les expériences conscientes autres que celle de la réalité consensuelle et qui sont donc aussi habituellement considérés (voir déconsidérés) comme des états modifiés, altérés ou para c’est à dire minoritaires et divergents par rapport à la norme.

Et si on poursuit la liste, il s’avèrent que les états psychiques parallèles à l’état de conscience classique n’en finissent plus de montrer leurs omniprésences dans toute l’histoire de l’humanité et de tout un chacun. La transe par exemple est une des caractéristiques de ses états parallèles. La transe est perceptible de l’extérieur comme une sorte d’état de présence/absence, à la fois là et pas là, moins conscient de certaines choses de la réalités sociale et matérielle générale, mais aussi souvent plus présent (plus conscient donc) à d’autres réalités habituellement moins perceptibles (donc moins conscientes) pour les autres. Il faut savoir qu’en fait, nous sommes souvent et quotidiennement en état de transe sans même nous en apercevoir, c’est ce qui fait que nous pouvons par exemple mener des actions complexes comme rentrer à pied ou en voiture d’un lieux à un autre sans même nous apercevoir comment nous avons fait, sans des fois même nous souvenir que nous l’avons fait. Si on y fait pas attention, ces états de transe passent facilement à la trappe c’est dire qu’ils ne sont pas repérés par la conscience classique. Et du coup, sans nous en apercevoir nous passons en fait beaucoup de temps en état de transe. Selon la manière dont on l’expérimente, l’expérience de la transe a entraîné historiquement le dévelopement d’un très grand nombre de référentiels qui mènent à des ouvertures infinies sur la nature de la réalité. Cette réalité qui de plus en plus clairement, est infiniment plus large que la seule référence à la conscience normale de la réalité classique. Ainsi on pourrait parler de la transe hypnotique, de la transe somnambulique, de la transe médiumnique, de la transe chamanique (l’histoire des chamanes étant liée partout dans le monde au développement de tous les groupes humains), et enfin de la transe extatique des mystiques de toutes époques et toutes cultures… 

Noter que depuis tout à l’heure nous parlons plus clairement de la conscience comme d’un état de présence, et dans ce sens l’on peut s’éveiller à des état de conscience, donc de présence, très variés, par l’expérimentation et l’augmentation de l’attention que l’on porte à ces états. Que ce soient les rêves, la transe ou simplement votre respiration, le simple fait de prêter attention, en fait, fait évoluer votre état de conscience, donc votre état de présence. C’est toute l’idée des mouvements mindfullness (pleine conscience). Le terme de pleine conscience implique de fait que l’état classique de conscience, de la vie de tous les jours, n’est qu’un état de conscience partiel souvent finalement trés peu conscient. C’est ce que l’on constate automatiquement dés que l’on prend le temps de faire plus attention à ce qui se passe en soi-même dans chacune de nos actions. A partir de là on arrive naturellement à la méditation qui est un art millénaire impliquant des états de conscience sur des états internes qui peuvent amener, à certains niveaux de pratique, jusqu’à des expérience de transcendance. Enfin, si l’on parle de transcendance et de spiritualité que dire des états de consciences particuliers dans lesquels on peut entrer gràce à l’usage de drogues dites psychédeliques (LSD, mescaline, psylocibine, hayawaska etc..) ou aussi certaines techniques de respiration comme la respiration holotropique, qui ouvrent là encore à une perception radicalement différente de la réalité.

Il existe donc un monde de niveaux de conscience bien plus foisonnant et important que ce que la conscience classique veut bien se faire croire. Et là, nous n’avons même pas parler de l’inconscient freudien qui nous accompagne tout le temps endormi ou pas. L’inconscient à ce titre est particulièrement intéressant car il pose dors et déjà que la conscience classique (celle du mental) n’est que la partie visible d’un iceberg dont la partie non-consciente est autrement plus large et conditionne notre existence bien plus puissamment que les raisons conscientes que nous nous donnons pour justifier que c’est bien nous qui décidons « consciemment » de nos actes. Et là encore, on peut augmenter sa conscience de ses états non-conscients en y prettant tout simplement plus attention (travail thérapeutique par exemple..). 

Ainsi la conscience classique, même si elle part d’une représentation trés limité de la réalité, a tout de même la particularité de pouvoir étendre son champs de perception au fur et à mesure qu’elle se prette attention à elle-même. Et dans mon propre chemin d’exploration (travail sur l’inconscient, le rêve, la transe, l’hypnose, la méditation, le chamanisme, la spiritualité et le « paranormal »…) il est clair que plus j’avance et plus je suis conscient de l’infini de ce qui ne m’est pas saisissable. Il tombe alors objectivement sous le sens que ce que nous résumons habituellement dans le terme de conscience n’est en fait que le petit bout de la lorgnette. Il en découle naturellement qu’à la place d’une conception simpliste qui pense que le reste est anecdotique, anormal, altéré, ou voir même n’existe que dans l’esprit des fous et des farfelus, il serait plus vraissemblable d’arréter de faire de ce mental classique le centre de référence, et de comprendre plutôt toute cette infinité d’états de conscience comme différents états, de nature complémentaire, faisant partie d’un tout plus global. Une sorte de conscience universelle globale qui englobe toutes les formes de conscience, d’inconscience et de non-conscience.

Dit-on du chien ou de la chauve-souris qu’ils ont une vision altérée de la réalité parce-qu’ils percoivent et intégrent les ultra-sons? doit on considérer que les infra-rouges ou les ultra-violet sont une partie mineure de la réalité car on est pas outillé pour les voir directement tout comme la gamme des ondes radio, télé et téléphone qui resteraient invisible sans appareillage spécifique? Il semble moins présomptueux et plus vraisemblable de considérer que c’est la part visible et conscientisable par l’humain qui est minoritaire au vu de tout ce qu’il n’est pas en mesure de percevoir de la réalité et qui est infiniment plus vaste que ce à quoi tout à chacun résume son quotidien. Et même si l’on ne restait que sur un point de vue purement scientifique, chaque jour apporte aujourd’hui son lot de modestie et d’humilité. Loin des jeunes années de l’ére industrielle on l’on croyait encore prétentieusement que l’humanité pourrait se rendre maître et posesseur de la nature, on sait de mieux en mieux, plus on découvre, que l’on en sait peu par rapport à l’infinité de tout ce que l’on ne sait pas.

Il existe donc des dimensions multiples de la conscience ou aucune n’a la suprématie sur les autres et qui font parties d’un tout infini que l’on pourrait appeler Conscience avec un grand C, et qui les englobe toutes. Et il n’y a donc pas selon moi d’états modifiés, altérés ou anormaux, mais une multitude d’états qui coexistent en parfaite harmonie et parfaite continuité chez l’être humain. Et il est possible de passer d’un état à l’autre en acceptant d’y pretter attention et de s’autoriser une exploration sans jugement de ces bouts de perception alternatifs qui sont alors autant de possiblité d’exploration de parties inconnues de nous-même. En thérapie, faire appel à l’exploration par le rêve, l’hypnose ou autres, est une manière de faire appel à toutes ses dimensions de nous-même au service de l’évolution possible de chacun au-delà des blocages apparents de l’être humain. Or ces blocages sont souvent, justement lié à un état figé des représentations limitées du mental conscient. Par ce texte j’éspère avoir contribué à faire évoluer une vision souvent restreinte de la conscience, dont les croyances souvent totalitaires sur la nature de notre réalité et de nous-même font notre prison de tous les jours…

P.A.M

A quoi sert de décevoir ?

Psychothérapie Paris Image de Soi, savoir décevoir et être déçu...
Pascal Acklin Mehri Psychologue Paris, Confiance en Soi – Regard de l’Autre

La déception, qu’on cherche à l’éviter ou la braver, pèse un poids important dans l’orientation des comportements humains. Elle est en lien direct avec le jugement ou le regard que l’on porte sur les autres ou que l’on croit que les autres portent sur nous. L’aprentissage du pouvoir de la déception commence dés notre plus jeune âge, en même temps que l’on découvre ce qui fait plaisir et déplaisir à nos parents, l’école, ou la société. C’est un apprentissage qui nous façonne tout au long de notre vie en même temps qu’il cultive nos contradictions c’est à dire nos culpabilités les plus profondes. Chacun navigue sans cesse entre l’envie d’être dans la norme et l’envie de se différencier, l’envie de faire bien comme cela est attendu, et l’envie tout simplement de faire comme on le sent. Autrement dit, entre l’envie d’être bien vu, aprécié, aimé de nos parents, professeurs, boss et les autres en général, et l’envie d’être soi, même si cela déplait.

Mais que je décoive les autres, ou que je sois déçu par eux, ou par moi-même, la déception s’accompagne toujours de sensations et sentiments désagréables. On a donc tôt fait de vouloir soit d’une part de s’écarter de tout événement pouvant nous amener à ressentir cette expérience désagréable, soit d’autre part d’essayer de faire de son mieux pour écraser ou lutter contre le négatif qui pourrait nous envahir lorsque l’on cherche simplement à continuer à être soi-même, malgré le désaccord ambiant. Ceci peut amener à deux comportements extrêmes, s’adapter le mieux possible à la norme quitte à écraser certains besoins fondamentaux que l’on n’osera pas vivre ou seulement en cachette, ou alors forcer la provocation en clamant par ses comportements que l’on en a rien à foutre de ce que pense les autres, quitte à être dans une perpétuelle lutte pour être soi. Entre ces deux cas se place le commun des mortels, toujours en train de chercher le bon équilibre avec pour curseur principal le sentiment de culpabilité qui met en scéne cette contradiction essentielle, to be or not to be, être aimé ou ne pas être aimé, decevoir ou ne pas décevoir…

Ceux qui arrivent avec bienveillance à se réaliser comme ils sont, et non pas comme on voudrait qu’ils soient, sont justement ceux qui arrivent le mieux à apprivoiser les déceptions incontournables de la vie sans avoir ni besoin de s’écraser ni besoin de s’hyper affirmer pour exister. De fait, ils aprivoisent aussi forcément leurs différents niveaux de culpabilité et donc de contradiction interne. Mon propos est donc surtout ici de parler de la nécessité d’apprivoiser la déception, la sienne ou celle des autres lorsque l’on fait, que l’on veut faire, ou que l’on a fait, quelque chose qui nous semble juste par rapport à une information profonde qui nous vient de l’intérieur. Cette information intérieure, c’est aussi ce que l’on appelle les tripes ou encore l’intuition, la petite voix dont l’écoute fait que l’on avance toujours plus vers soi-m’aime.

Déception et réalisation de Soi

Car décevoir c’est aussi grandir un peu… En effet si la déception provient du décalage entre ce que dit notre petite voix intérieur et la manière dont cela va être jugé dans le cadre de perception des autres, il est indispensable d’accepter cette déception et de la traverser pour laisser place petit à petit, et de plus en plus souvent, à l’acceptation de Soi. Cela est d’autant plus nécessaire quand ce regard jugeant est à tel point intégré en nous qu’il est devenu le nôtre et que notre petite voix intérieur fait alors face directement à notre propre auto-jugement sur nous-même. En quelque sorte, la petite voix de l’intuition, celle de nos trippes, rencontre la grosse, et souvent envahissante, voix du mental. Cela peut alors déclencher une véritable guerre civile entre le Moi et le Soi. Le Moi résume, pour notre exemple, ce que serait notre personalité construite, ayant intégré un certain cadre de représentation culturel, social, religieux (etc..) qui défini moralement ce qui est bon ou mauvais, ce qui est bien ou mal, ce qui me fait juger de ma propre valeur ou de la valeur des autres. Le Soi serait une information intuitionnelle, corporelle, intime, manifestée dans le corps et ancrée dans quelque chose de bien plus vaste et juste (car non-mentalement construit..). Et donc de ce fait le Soi est souvent en désaccord avec les cadres de pensée déjà-là et qui nous entourent et nous façonnent dés la naissance.

Donc ce qui est juste en Soi n’est pas forcément en accord avec ce qui est jugé comme normal, acceptable, ou valorisable par le Moi. Lorsque le Moi rentre en lutte avec le Soi il y à alors contradiction entre mes valeurs induites et inculquées (auxquelles je peux consciemment avoir l’impression d’adhérer ou pas…) et cette intuition profonde qui défie les vérités préétablies. Ce qui fait que même si je fait quelque chose de profondément juste en Soi, je peux décevoir les autres, et/ou me décevoir moi-même. En bref, que le Moi auquel je me confronte soit celui du groupe (des autres), ou de moi-même, ce n’est jamais rien d’autre que le Moi qui est déçu. Bien sûr plus on s’identifie et on adhére sans recul avec ce Moi, qui pense ce que je pense que je suis ou devrait être, et plus la contradiction va être vive et le vécu de déception sera difficile lorsque l’intuition d’une vérité bien plus fondamentale du Soi vient à radiner le bout de son nez

Cette conception de la décéption entraîne un réévaluation globale du phénomène. Il s’agit de ne plus considérer la déception  comme la conséquence logique du fait que je n’ai pas été à la hauteur ou que l’autre n’ai pas été à la hauteur, car du coup je paye, je suis puni et c’est normal. Il s’agit au contraire d’un signal dans le corps, qui attire notre attention sur un conflit latent entre le Soi et le Moi. C’est à dire d’une part entre ce que je crois, ce que je pense qui devrait être, et d’autre part ce qui s’impose à moi (souvent contre mon gré) comme la vérité juste et intuitive de ce que je ressent plus profondément (sur moi-même, sur ma relation avec l’autre, sur mon rapport a ce travail, etc…) même si je n’étais pas prét à le regarder en face. La violence de la déception est d’autant plus grande que le Moi cherche à maintenir le contrôle sur ce que je crois ou suis habitué à croire, sur comment les choses doivent être, comment elle doivent se passer, comment le couple doit fonctionner, ce qu’est l’amour, comment il est normal que je me comporte ou que l’autre se comporte dans telle ou telle situation. Si je rencontre la déception de maniére régulière sans pouvoir m’en extraire, alors il est temps de considérer la répétition comme une tentative de votre inconscient de vous ouvrir les yeux pour remettre en question  le cadre de pensée qui vous fait souffrir et vous ouvrir un peu plus à cette intuition plus profonde qui attend que vous lui portiez plus d’attention.

Sortir de la déception implique alors d’accepter d’abord d’y rentrer et de l’explorer pour ce qu’elle est, une occasion de profonde remise en question. Et ici, ma proposition est toujours la même, l’exploration doit se faire de maniére sensorielle et non pas mentale. Ou plutôt, dans le processus que je propose, le mental doit perdre son statu de patron qui décide et contrôle, pour celui de simple outil au service de l’information distillée par le corps au moment de la déception. Le mental, les mots, la parole ne doivent plus servir à interpréter mais uniquement à décrire l’état sensoriel que l’on traverse. Même si au début cela peut paraître difficile pour certains, décrire ce que l’on ressent et non pas ce que l’on pense, nous oblige à prétter attention au Soi et non plus aux boucles sans fin des tergiversations névrotiques mentales qui se fixent uniquement sur le Moi Moi Moi. Or, plus on passe de temps à prêter attention aux informations du Soi dans le corps et plus on s’apporte la douceur attentionnelle qui est le seul remède à la violence émotionnelle que l’on est en train de traverser. Et plus on prends ce temps de la description dans le corps plus la description s’affine et devient évolutive, on constate que l’on peut alors redécouvrir des niveaux internes de bienveillance puis d’auto-guerison simplement parce qu’on a de nouveau developpé une forme d’écoute inconditionnelle de soi-m’aime, même quand initialement il s’agit découter un haut niveau de violence, de conflit et de désorganisation interne.

NB: Attention, je ne dis pas ici qu’il faut décevoir pour décevoir à tout pris, je dis que décevoir et être déçu sont des phénomènes inévitables et qu’ils sont partie constituante de la construction humaine. Apprivoiser la déception en acceptant de la ressentir et de la vivre permet potentiellement aux humains de grandir et d’évoluer vers une meilleur version d’eux-même. Ceci, en permettant le remaniement de toutes nos attentes, représentations et formes-pensées qui tentent de formater le réel non pas comme il est, mais comme nous croyons qu’il devrait être. Pour le re-phraser d’une autre maniére (car c’est le message principal de ce texte), la déception opére chaque fois que la vraie nature du réel, de l’autre ou de notre Soi profond, manifestent clairement qu’ils ne sont pas assujéttis à nos attentes et à toutes nos représentations mentales conscientes ou inconscientes auxquelles nous croyons qu’ils devraient logiquement obéir. C’est pourquoi, si elle est accompagnée et apprivoiséé, la déception peut nous ouvrir sur un monde de possibilité bien plus vaste et enrichissant que la représentation mentale limitée et limitante de nous-même des autres et du réel dans lequel nous ne savions pas encore que nous étions emprisonné(e)s…

P.A.M

What’s the point to disappoint?

Psychotherapy Paris Image of Self, about disappointment, how to disappoint and be disappointed...
Pascal Acklin Mehri Psychologist Paris, Self-Confidence – The way we are looking at the others or ourself

Disappointment, whether to avoid or defy it, weighs heavily in the orientation of human behaviour. It is directly related to the way we judge ourself or others or that we believe the others are judging us. Learning the power of disappointment begins at an early age, at the same time as we discover what pleases and displeases our parents, school, or society. It is a learning that shapes us throughout our lives at the same time as it cultivates our contradictions, our deepest guilt. Everyone constantly navigates between the desire to be in the norm and the desire to differentiate themselves, the desire to do well as is expected, and the desire simply to do as one feels. In other words, we are always balancing between the desire to be well seen, beloved, loved by our parents, teachers, bosses and others in general, and the desire to be oneself, even if it displeases.

But whether I am disappointing others, or am disappointed by them, or by myself, disappointment is always accompanied by unpleasant feelings. So we soon wanted either to deviate from any event that might cause us to feel this unpleasant experience or on the other hand we may try to do our best to crush or fight against the negative sensations that could invade us whereas we simply seek to try to be ourself, despite the prevailing disagreement. This can lead to two extreme behaviours, adapt as best as possible to the norm even if it means crushing certain basic needs that one will not dare to live or only in secret, or force provocation by claiming by one’s behaviours that one has nothing to give a shit about what others think, even if it means being in a perpetual struggle to be yourself. Between these two cases lies the common mortals, always looking for the right balance with, as the main cursor, the feeling of guilt that puts in those unpleasant sensations in our body.  To be or not to be, to be loved or not to be loved, to disappoint or not disappoint, that is the main question!

Those who manage kindly to realize themselves as they are, and not as one would want them to be, are precisely those who best manage to accept and explore the inescapable disappointments of life without the need to hide or the need to hyper affirm themselves in order to exist. In fact, they also have inevitably accepted and learn to go throw their different levels of guilt and therefore all their internal contradictions. So my point here is mostly to talk about the need to accept and travel not against, but with and trough the disappointment, your own disappointment or that of others, when we do, when we want to do, or have done, something that seems right to us in relation to true profound information that comes from inside of us. This inner information is also what we call the guts or even intuition, the little voice whose listening makes us move ever more towards our true self.

Disappointment and self-realization

Because to disappoint, is also helping to grow up a little more each time… Indeed, if the disappointment stems from the discrepancy between what our little inner voice says and the way it will be judged in the context of the perception of others, it is essential to accept this disappointment and cross it to leave room little by little, and more and more often, to self-acceptance. This is maybe more necessary when this judging gaze is so integrated into us that it has become ours, and our little inner voice then faces directly our own self-judgment about ourselves. In a way, the small voice of intuition, our gut’s voice, meets the big and often invasive, voice of the mind. This can then trigger a real civil war between the Me and the Self. The Me summarizes, for our example, the result of what we call our identity has it has been built having integrated a certain framework of cultural, social, religious representations (etc.) that defines morally what is good or bad, what is right or wrong. This is the main frame which makes us judge our own values or the values of others. In another hand, the Self would be an intuitional, bodily intricate information, manifested in the body and anchored in something much larger and much closer to a more intuitive rightness (right because coming from the truth inside of us and therefore not mentally constructed by values..). And so the Self often disagrees with the frames of thought already there and that surround us and shape us from birth.

So what is right in oneself is not necessarily in accordance with what is considered normal, acceptable, or valuable by the Me. And when the Me enters into a struggle with the Self there is then a contradiction between my induced and instilled values (to which I can consciously feel that I adhere or not…) and this profound intuition that defies pre-established values. This means that even if I do something profoundly right in self, I can disappoint others, and/or disappoint myself. In short, whether the Me I confront is that of the group (of others), or of myself, it is never anything but the Me that is disappointed. Of course the more one identifies and adheres without hindsight with this Me, (the Me who thinks what I think I am or what I think I should be), and the more vivid the contradiction is going to be and the experience of disappointment will be difficult when the intuition of a much more fundamental truth of the Self comes to show the tip of his nose.

This conception of disappointment leads to an overall reassessment of the phenomenon. It is a question of no longer considering disappointment as the logical consequence of the fact that I have not been up to the task or that the other has not been up to the task, (therefore suddenly I have to pay, I am to be punished and that is normal because I was bad). On the contrary, it is a signal in the body, which draws our attention to a latent conflict between the Me and the Self. That is to say on the one hand between what I believe, what I think should be, what people want me to be, and on the other hand what is imposing itself to me (often against my will, against my thinking) as the fair and intuitive truth of what I feel more deeply (about myself, about my relationship with the other, on my real connection to this job, etc…) even though I wasn’t ready to face this truth. The violence of disappointment is greater as the Me seeks to maintain control over what I believe or I am used to believe, on how things should be, how they should happen, how the couple should function, what love is, how it is normal for me to behave or how it would be normal for the other to behave. If I encounter disappointment in a regular manner without being able to extract myself from it, then it is time to consider repetition as an attempt of your unconscious to open your eyes to question the frame of thought that makes you suffer and also is it time for you to open up a little more to this deeper intuition that awaits you to pay more attention to it.

To get out of the disappointment then means agreeing first to go back in it and explore it for what it is, an opportunity for profound questioning. And here, my proposal is always the same, the exploration must be done in a sensory way and not in a mental way. Or rather, in the process I propose, the mind must lose its status as a boss who decides and controls, for that of a simple tool in the service of information distilled by the body at the time of disappointment. The words of the mind should no longer be used to interpret but only to describe the sensory state that one goes through. Even if at first it may seem difficult for some, describing what one feels and not what one thinks, forces us to pay attention to the Self and no longer to the endless loops of mental neurotic procrastinations that attach only to the Me. However, the more time one spends paying attention to the information of the Self in the body, the more one brings the attentional gentleness that is the only remedy for the emotional violence that one is going through. And the more we take this time of description of what is going on in the body, the more the description refines and becomes evolutionary. Then we may find that we can rediscover internal levels of benevolence and then self-healing properties simply because we have again developed an unconditional form of self-loving listening, even when initially it does mean to listen a high level of violence, conflict and internal disorganization.

NB: Warning, I am not saying here that we must disappoint in order to disappoint at all costs, I say that disappointing and being disappointed are inevitable phenomena and that they are a constituent part of human construction. Exploring disappointment by accepting to feel and live it, potentially allows humans to grow and evolve into a better version of themselves. This, by allowing the reworking of all our expectations, representations and thought-forms that try to format the real not as it is, but as we believe it should be. To re-phrase it in another way (for this is the main message of this text), disappointment operates whenever the true nature of reality, of the other or of our deep self, clearly shows that they are not assimilated to our expectations and to all our conscious or unconscious mental representations that we believe it should logically obey. Therefore, if accompanied and accepted, disappointment can open us to a world of possibility much larger and enriching than the limited and limiting mental representation of ourselves, of others, and of reality, in which we did not know yet we were imprisoned…

P.A.M.

A quoi sert la Sidération ?

Psychologue Psychothérapeute Paris, Pascal Acklin Mehri. Sortir de la sidération, sortir de la confusion.

La sidération impact profondément le fonctionnement psychique. Il y a comme un blanc, une suspension, une absence, dans le fonctionnement de la personne qui ne peut d’ailleurs pas en parler ou penser ce qui lui arrive jusqu’à ce qu’elle prenne conscience que cela lui arrive. Et le fait de ne pouvoir ni vraiment en parler ni vraiment penser ce phénomène revient pour l’esprit humain a le faire « inexister ». Ainsi la situation de sidération retourne périodiquement dans les limbes du refoulement car on ne sait tout simplement pas quoi en faire. Si la personne commence à prendre conscience du phénomène et prend le temps de connecter ce qu’elle ressent à ce moment là, alors elle peut ressentir aprés avoir dépasser l’apparente absence de sensation, que son corps est comme figé, tétanisé, quelque fois engourdi ou comme dans du coton, et d’autres fois comme si la personne toute entiére était hors de son corps. Ce qui se traduit dans tous les cas par une incapacité à réagir à une situation ou un type de situation.

La sidération, le plus souvent, se produit alors que nous sommes face à une situation traumatique. Puis, suite à ce trauma, la sidération peut être re-vécu même lorsque l’on est face à une situation apparemment anodine, mais qui reactive le souvenir inconscient d’un trauma du passé. Une situation est traumatique lorsque l’organisme de la personne n’est pas en mesure d’intégrer, c’est à dire de métaboliser dans son corps et sa psyché, le brusque et soudain afflux d’informations sensorielles et psychiques qui fait irruption de maniére totalement inhabituelle au moment des faits. On pense facilement, en terme de traumas, aux agressions, abus sexuels, viols, attentats, évênements de guerres, accidents violents etc. Mais en fait, peuvent-être aussi traumatisants une autre catégorie d’évenements cette fois plus diffus et d’exposition quotidienne, souvent plus silencieux aussi, comme peuvent l’être pour un enfant par exemple, l’exposition aux non-dits, aux silences chargés de secrets et autres interdits, présents en sourdine dans une famille ou un groupe social. Il est clair, que selon la maniére dont l’histoire parentale ou familliale s’organise autour d’eux, certains non-dit, tabous et interdits possédent un puissant potentiel d’injonction paradoxale.

Il faut préciser qu’une injonction paradoxale opére lorsque l’on fait face à un emmêlement d’informations verbales, sensorielles et représentationnelles qui place la personne face à des choix contradictoires qui lui deviennent alors impossible à faire. Typiquement, dans le cas d’agressions, le cerveau animal archaïque qui gouverne nos pulsions nous pousse à des comportements qui oscillent entre deux extrêmes, fuir ou attaquer. L’état de stress vécu alors par le corps humain lui sert à rendre possible cette fuite ou cette attaque. Se soumettre peut aussi etre un comportement possible et viable lorsqu’il permet de faire cesser l’agression et donc de relacher ainsi le stress. Mais que se passe t-il lorsqu’aucunes de ces options ne semblent possibles ou tout simplement viables ? Un enfant battu par ses parents ou soumis à de puissants tabous ou non-dits ne peut ni fuir ni attaquer du fait de sa situation de faiblesse et de dépendance affective et matérielle, voilà un type d’injonction paradoxale. D’une maniére ou d’une autre si je lutte je perds, si je fuis je perds, et me soumettre ne sera pas suffisant. Quoi qu’il fasse, le vécu de l’enfant est qu’il n’y a pas d’issues possibles. Une prise d’hotages ou un viol peuvent entrainer le même type de vécu paradoxal, lorsque quoi que je fasse, mon esprit ne perçoit aucunes issues viables. Je subis alors un état de stress interne profond qui ne peut aboutir vers aucun choix libérateur possible et aucune libération de cette accumulation d’énergie interne. Quellle que soit la menace, réelle apparente ou même quelque fois subjective, l’esprit réagit comme si il n’y avait plus aucune option alors que le corps continue instinctivement, dans un stress à durée indéterminée, à se préparer à une éventuelle solution. Une telle contradiction interne est d’une violence insoutenable pour l’organisme humain…

La Sidération, pour ces cas extrêmes est alors le choix ultime de l’inconscient, la dernière porte de sortie. Je ne peux pas fuir, je ne peux pas attaquer, mais je ne peux en quelque sorte que disparaitre et me déconnecter de tout ou partie de mes ressentis liés à l’évênement ou à la situation. Il ne me reste pas d’autre choix que de rester dans un espèce d’entre-deux, une sorte de position de standby, un gel sur place que l’on appelle la sidération. L’énergie du stress est, elle aussi, gélée, contenue et refoulée profondément dans la mémoire inconsciente du corps, en même temps que les sensations et les souvenirs auxquels ils sont rattachés. La personne devient étrangère, absente, amorphe. Il y a même certaines situations d’agression ou de viol où l’on peut croire que la personne est consentente car elle semble se laisser faire, ne pas se défendre, alors qu’elle est en fait en état de sidération, incapable de réagir.

L’inconscient étant en quelque sorte intemporel, la sidération permet de « faire passer » en s’absentant psychiquement hors le temps, si l’on peut dire, en attendant que les conditions évoluent sufisamment pour que je puisse enfin de nouveau faire un choix. La sidération est une sorte de mise en attente globale de la psyché et de l’organisme, qui fige l’instant traumatique et le refoule dans l’inconscient jusqu’a ce qu’une nouvelle maturité psychique permette peut-être plus tard, à la personne, d’en reprendre conscience avec l’opportunité d’essayer d’en sortir enfin. Le probleme étant que ce « plus tard » peut-être plus ou moins lointain et en attendant, faute de mieux, bien aprés le traumatisme lui-même, l’individu peut continuer à vivre, grandir et organiser sa vie, sans le savoir, autour de ce qui est désormais refoulé et profondément figé en lui. Quelque fois le phénomène est partiel, je me souviens des évènements, je peux même les nommer mais n’y sont plus connectées ni l’énergie ni les émotions.

Dans le cas des non-dits familiaux c’est le même processus sauf que l’injonction paradoxale intervient dans le fait de ressentir l’existence du trauma famillial mais avec l’obligation de ne pas en parler, de l’oublier et de faire comme si cela n’existait pas. Faire de ce que l’on ressent avec justesse, même confusément (surtout enfant), quelque chose qui ne doit pas exister ou être révéler, peut tout a fait entraîner une forme de sidération. Car, ce qui est figé pourra être enfoui ce qui permettra de vivre tant bien que mal dans ce climat famillial déléthère, malgré l’injonction paradoxal et son trauma sous-jacent.

Comment faire pour sortir de la Sidération ?

Pour sorti de la sidération il faut d’abord en prendre conscience bien-sûr, puis il faut accepter, avec le bon accompagnement, d’y re-rentrer. Y retourner volontairement se fait pas à pas et de maniére sensorielle en décrivant verbalement ce que l’on traverse pour le ré-aprivoiser progressivement. Ceci est délicat et se fait rarement en une seulle fois, car par essence cela implique de ressentir l’état et les conséquences d’un état traumatisant qu’on a pas pu digérer la premiére fois. Mais, par allers-retours progressifs dans cet état de sidération, la verbalisation des sensations dans le corps permet justement une remise en mouvement de la psyché, puis de la pensée. Comme le stress du corps a lui aussi été figé et bloqué à l’intérieur, la libération progréssive des émotions permet aussi la libération des énergies figées. Le cas échéant, les souvenirs éventuellements refoulées finissent eux aussi par remonter à la surface.

La sortie de la sidération entraîne le plus souvent l’entrée dans un autre phénomène plus ou moins intense: la confusion. Cette confusion est tout a fait normale puisque sortir de la sidération, s’est remettre en question et en mouvement une partie de son identité qui de manière invisible (inconsciente) c’était organisée autour de la sidération. Il s’agit quelque fois d’un profond remaniement des repéres sur lesquels on croyait fonctionner, d’où ce passage nécessaire de la confusion. Et tout comme la sidération, il va aussi falloir de la même manière, traverser et verbaliser sensoriellement (dans le corps) toutes les sensations liées à la confusion, pour pouvoir l’apprivoiser. En même temps que l’on traverse la confusion, et si le trauma et la sidération étaient liées à l’histoire familliale, alors remontent les questions et autres souvenirs restés jusque-là refoulé(e)s et sans réponses. Les questions s’accompagnent d’une liberation des ressentis et énergies émotionnelles associé(e)s. Au sortir de la confusion certains passages-à-l’acte, comme confronter sa famille ou ses agresseurs, semblent alors s’imposer comme la continuité logique de la sortie de sidération, et donc comme la possibilité enfin renouvellée de pouvoir agir de nouveau. Mais contrairement à ce que notre mental peut croire, se ne sont pas tant les réponses aux questions, que le fait de pouvoir enfin les poser et ainsi s’autoriser à ressentir toutes les émotions associées (qui se libérent en même temps avec ou sans les réponses), qui sont le signe d’un processus de libération en cours et donc d’une sortie de la sidération. Les réponses aux questions si elles adviennent ne sont que la cerise sur le gâteau…

P.A.M

What about Psychic Paralysis?

Psychologist Psychotherapist Paris, Pascal Acklin Mehri. Get out of psychic paralysis, get out of confusion.

Psychic paralysis has a profound impact on psychic functioning. There is like a blank, a suspension, an absence, in the functioning of the person who can not talk about it or think what happens to him until he realizes that it has happened to him. And the fact that we can’t really talk about it or really think about it, is for the human mind a way to make it kind of disappear. Thus, the event which has caused the psychic paralysis returns periodically to the limbo of unconscious suppression because we simply do not know what to do with it. If the person begins to become aware of the phenomenon and takes the time to self connect what he feels at that moment, then he may feel, (after having overcome the apparent absence of sensation), that his body is frozen, paralysed, sometimes numb, or like if he were made of cotton. And other times as if the whole person was out of his body. This, in all cases, results of what is happening in your body when you are facing an inability to respond in front of a drastic situation or type of situation.

Psychic paralysis, more often than not, occurs when we are dealing with a traumatic situation. Then, following this trauma, the phenomena can be re-lived even when faced with a situation apparently innocuous, but which reactivates the unconscious memory of a trauma of the past. A situation is traumatic when the person’s body is not able to integrate, to metabolize in his body and his psyche, the sudden influx of sensory and psychic information that bursts in a way totally unusual at the time of the event. It is easy to understand the possibility of a trauma in case of assaults, sexual abuse, rape, violent attacks, events of wars,  accidents etc. But in fact, there is another category of events, some times much less obvious, on a daily basis of exposure, as can be for a child, for example, the exposure to the unspoken, silent secrets charged with prohibitions or taboos, which can be as strongly omnipresent than they are strongly muted in a family or into a social group. It is clear that, depending on how the parental or family history is organized around them, some secrets or taboos have a powerful potential of a paradoxical injunction.

It should be pointed out that a paradoxical injunction operates when one faces an entanglement of verbal, sensory and representational information that places the person in front of contradictory choices that then become impossible to make. Typically, in the case of aggressions, the archaic animal brain that governs our impulses pushes us to behaviours that oscillate between two extremes, fleeing or attacking. The flow of stress experienced then by the human body serves to make this flight or attack possible. Submitting can also be a possible and viable behaviour when it helps to stop the aggression and thus relieve stress. But what happens when none of these options seems possible or simply viable? A child beaten by his parents or subjected to powerful taboos or unspoken secrets can neither flee nor attack because of his situation of weakness and emotional and material dependence. This is a type of paradoxical injunction. One way or another if I struggle I lose, if I flee I lose, and submitting will not be enough. Whatever he does, the child’s experience is that there are no possible viable outcomes. Rape or situation of hostage-taking can lead to the same kind of paradoxical experience when no matter what I do, my mind sees no viable outcomes. I then suffer a state of deep internal stress that can lead to no possible liberating choice and no release of this internal energy build-up. Whatever the threat, apparent, real or even sometimes subjective, the mind reacts as if there are no more options while the body instinctively continues, in a continuous flow of stress, to prepare for an impossible solution. Such internal contradiction is unbearable violence for the human body…

Psychic paralysis, for these extreme cases, is then the ultimate choice of the unconscious, the last way out. I can’t run away, I can’t attack, but I can kind of disappear by disconnecting from all or part of my feelings related to this traumatic situation. I have no choice but to stay in a kind of in-between, a kind of standby position, an on-site frost called psychic paralysis. The energy of stress is also frozen, contained and repressed deep into the unconscious memory of the body, along with the sensations and memories to which they are attached. The person becomes foreign, absent, amorphous. There are even certain situations of assault or rape where one can believe by watching the scene from the outside that the person is willing, because he or she seems to let himself be done, not defending himself, not fighting back, when in fact he or she is in a state of astonishment, completely stunned, unable to react.

The unconscious, being somewhat timeless, the psychic paralysis allows you to go through the traumatic event by taking you psychically away, like out of time so to speak, while waiting for the conditions to evolve sufficiently so that you’ll be able finally to make a choice again. Psychic paralysis is a kind of global « standby » of the psyche and the organism, which freezes the traumatic moment and pushes it back into the unconscious until a new psychic maturity may later allow the person to resume it, to become more aware of it, with a new opportunity to try to get out of it at last. The problem is that this « later » may be more or less distant and in the meantime, long after the trauma itself, the person can continue to live, grow and organize his life, without knowing it, around what is now repressed and deeply frozen in him. Sometimes the phenomenon is partial, I remember the events, I can even name them but they are no longer connected to either energy nor emotions.

In the case of the family secrets, it is the same process except that the paradoxical injunction intervenes when the feeling of the existence of a family trauma encounter the obligation to not talk about it, to forget it and to pretend that it does not exist. This peculiar paradoxical injunction can possibly lead to a form of psychic paralysis. For what is frozen can be buried which will allow the child to survive despite the paradoxical injunction and its underlying trauma.

How do I get out of psychic paralysis?

To get out of this « madness » we must first become aware of it, then we must accept, with the right accompaniment, to re-enter it. To return into it voluntarily must be done step by step on a sensory way by verbally describing what one is going through in order to gradually re-order it. This is delicate and rarely done because, in essence, it involves feeling the condition and consequences of a traumatic state that has not been digested the first time. But, by gradual going back and forth in this state of psychic paralysis, the verbalization of sensations in the body allows precisely a new movement of the psyche and then a renewed capacity of thinking the past traumatic events. As the stress of the body has also been frozen and blocked inside, the progressing release of emotions also allows the release of frozen energies. If so, any repressed memories may also come to the surface.

The exit from psychic paralysis most often leads to the entry into another phenomenon more or less intense: confusion. This confusion is quite normal since, to come out of this « frozen » situation, is moving a part of your identity that invisibly (unconsciously) was organized around the psychic paralysis. Sometimes it is a profound overhaul of some of the foundations on which we thought we were built, hence the necessary passage of confusion. And just like psychic paralysis, it will also be necessary by the same way, to cross and to verbalize all the sensations related to the confusion, to be able to travel through it. At the same time as we go through the confusion, and if trauma and psychic paralysis were related to family history, then the memories and questions connected that have been repressed and unanswered can be traced. The new questions are accompanied by a liberation of the feelings and emotional energies associated. At the end of the confusion, certain passages-to-act, such as confronting one’s family or its aggressors, seem to impose themselves as the logical continuity of the exit from psychic paralysis, and thus as the possibility finally renewed to be able to react again. But contrary to what our mind may believe, it is not so much the answers to the questions, rather the fact of finally being able to ask them and thus allow ourselves to feel all the associated emotions (which are released at the same time with or without the answers), which are a sign of an ongoing liberation process and thus an exit from stupor. The answers to questions if they happen are just the icing on the cake…

P.A.M.

Le Couple et l’Enfant Intérieur…

Psychothérapie de couple Paris. 7 rue Pierre Haret, Paris 9, Thérapie de couple Paris. couple et enfant intérieur.
Cabinet de Psychothérapie Paris 9, Paris 8, Paris 17, Paris 18

Un des moments culminant de la vie en couple, c’est la dispute. Ceux qui sont ensembles depuis suffisamment longtemps connaissent bien cet incontournable de la vie à deux. Dans le meilleur des cas, la dispute permet une sorte de purge. On exprime ce que l’on à a dire, quelques émotions, des frustrations ou des peurs et l’argumentation autour de tout cela est plus ou moins énergique selon les personnalités en présence. Dans le meilleur des cas donc, la dispute sert de soupape de sécurité. Elle permet de poser à plat deux ou trois choses importantes pour l’un ou l’autre, et un fois ceci fait, le temps que l’énergie et la fierté de chacun retrouve un niveau plus raisonnable, une réconciliation (d’autant plus agréable que la dispute ne l’a pas été) vient immanquablement dans les heures ou jours qui suivent. Dans  cette situation finalement, la dispute est au couple ce que le sifflet est à la cocotte -minute, un avertisseur bruyant qui nous averti qu’il est temps de lâcher la pression…

Mais qu’en est-il quand la dispute ne passe pas? Qu’en est-il lorsque malgré de multiples répétitions du même scénario, malgré toutes les tentatives de conciliation, la dispute ne résout rien et au contraire ne fait à chaque fois qu’envenimer un peu plus la situation? C’est en générale ce moment là de l’impasse répétitive qui peut amener le couple à envisager le sacro-saint chiffon rouge de la relation amoureuse: « la séparation ».

Cette dispute là, ce conflit récurrent dans votre couple, ne peut absolument pas être résolu par la communication classique ni par la compréhension intelligente. Car c’est exactement l’endroit ou se rencontrent, de manière absolument non-rationnelle, les deux enfants intérieurs blessés des deux partenaires. Imaginez deux adultes se faisant face, bras tendus, avec à l’extrémité de ces bras une petite fille ou un petit garçon abandonné(e) ou impuissant(e) qui cri ou qui pleure, sidéré(e)s de frustration et de peine face à un sentiment croissant d’injustice. Et croyez moi sur parole, pour avoir écouté beaucoup de couples, et y compris le mien, les deux partenaires ressentent à pleine puissance ce sentiment d’injustice croissant qui lui est fait. Sous des formes et des modes d’expression différents, les deux partenaires vivent en fait intérieurement la même chose en même temps, même si vous êtes persuadés que dans le jeu des causes à effets, c’est l’autre qui a commencé.

Combien d’entre vous ont ressenti cet endroit comme un endroit de folie, aux injonctions paradoxales, dont on ressent consciemment ou pas qu’aucune résolutions n’est possible, qu’aucunes réponses ne pourra satisfaire les demandes inconscientes cachées derrière les arguments conscients qui sont échangés. L’impasse provient de ce que chacun de vous deux, demande désespérément à l’autre de le comprendre, et aucun des deux n’est en mesure de le faire dans ce moment particulier ou il est en contact avec ses propres blessures personnelles, son propre enfant intérieur. Chacun, bras tendu présente son enfant à l’autre, « regarde comme je souffre, comme c’est injuste ce que je subi, fais quelque chose, comprends moi, protège moi, aime moi comme je mérite de l’être ».

Si comme moi vous voyez désormais la scène dans votre imaginaire, vous percevez alors facilement la cacophonie qui en découle. et il est évident que dans une telle situation, quoiqu’il soit dit, plus personne n’est en mesure d’écouter ou d’entendre, quel que soit la valeur des arguments présentés. Bien sûr dans la vrai vie, comme on ne perçois pas clairement ces deux petits enfants entre soi et son partenaire, on a juste l’impression d’essayer de communiquer rationnellement entre adulte en échangeant des arguments, mais quelque chose cloche pourtant puisque rien de rationnel n’arrive à sortir de tout cela. Ce qui entre les deux adultes ne fait qu’augmenter le désastre de l’incompréhension, de la folie et du non-amour. Ici, les arguments se changent potentiellement en reproches, pics, et autres amabilités qui ne font que souligner les blessures et les souffrances qui s’y rattachent. C’est un cercle vicieux qui ne peut rien amener de bon si on ne s’en rend pas compte…

Le plus surprenant, si vous observez désormais cette image de ce couple d’incompris en train de se battre avec leur deux enfants au milieu et à bout de bras, c’est que chacun essaye en fait de ce refiler le bébé. Quand vous maintenez votre enfant intérieur ainsi à bout de bras en présentant vos blessures et vos souffrances à l’autre, vous êtes en même temps en train de faire ce pour quoi vous souffrez en fait le plus. Vous êtes en train de le repousser, de le rejeter vers l’autre tout en clamant combien vous vous ressentez rejeter par ce dernier. Vous êtes en train de dire inconsciemment à votre enfant intérieur, « je ne peux pas m’occuper moi même de tes blessures et de tes souffrances », « c’est à lui ou à elle de s’en occuper », « et tant qu’il ou elle ne fera pas ce qu’il faut, tant qu’il ou elle ne me comprendra pas ou ne comprendra pas l’injustice qu’il ou elle me fait, je n’en démordrai pas, je ne bougerai pas d’un pouce, j’ai suffisamment fait d’efforts, je ne m’occuperais pas de toi moi-même, car tout est de sa faute, c’est à lui ou elle de réparer ».

Quand je place la faute ou la responsabilité de ce que je vis ou de ce que je ressent sur la tête de l’autre, même si je suis persuadé(e) que je suis la victime et que j’ai toutes les preuves pour me justifier, alors les seul effet immédiat et continu est que je place involontairement mon enfant intérieur dans une position impossible où le réconfort ne viendra ni de mon partenaire ni de moi. Et le plus grave dans tout cela n’est pas que l’autre ne puisse rien y faire, ce qui est en fait absolument normal vu qu’il aurait déjà fort à faire en s’occupant d’abords en priorité de son propre enfant intérieur. Non le plus grave c’est que vous vous dédouaner de votre coté, de la seule responsabilité qui est la votre, s’occuper vous même de votre enfant intérieur. Car justement vous êtes la seule personne qui puisse réellement ressentir et comprendre ce qu’il traverse, personne d’autre ne peut le faire à votre place si vous ne faite pas vous-même d’abords le premier pas. Le premier pas vers vous-même…

Dans ce sens là, le couple retrouve sa vraie dignité première. Non pas celui de vous prendre en charge, ni celui de vous rendre heureux, et donc surtout pas celui d’effacer magiquement les malheurs de votre enfant intérieur. Bien au contraire, ces disputes répétitives auxquelles vous vous heurtez, sont la contribution sans concessions du couple pour vous aider à ouvrir enfin les yeux sur toutes ces blessures qui ne sont qu’en apparence créées par l’autre, mais qui en fait existaient en vous à l’état latent et que la relation à l’autre dans le couple vous permet de révéler. Si vous vous cognez la tête c’est uniquement jusqu’à ce que vous repreniez enfin la responsabilité de cet enfant intérieur plutôt que de répéter encore et encore avec lui, en tendant vos bras loin de vous même, l’abandon qu’il a ressenti déjà bien avant que vous soyez en couple.

Imaginez vous maintenant ce même couple, ensemble au coeur de la tempête, arrêtant de s’acharner l’un sur autre, repliant enfin leur bras vers eux-même, rapprochant alors naturellement leur enfant respectif vers Soi. Ici commence une toute autre aventure, celle de la prise de conscience et de respect de soi réintégré dans ce que le couple ne devrait jamais cesser d’être, un partage sans demandes, où deux êtres responsables marchent cote à cote avec leur propre enfant main dans la main.

La Dispute, le Couple et l’Enfant Intérieur… (En Vidéo cette fois)

P.A.M

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« Et si dans le couple chacun était responsable à 100 % »

« Richard le Renard ». Conte pour l’enfant intérieur.

Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9. Conte pour l'enfant intérieur.
Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18

Richard est un renard, un fin limier de l’adaptabilité. Depuis petit déjà il s’adapte, et trouve tous les détours pour suivre les chemins que l’école et la société ont dessiné pour lui. Sur le tableau noir d’une vie sans espoirs tout est déjà tracé. Et s’il veut être aimé il faudra bien suivre ce qui a été décidé. Puisqu’il n’y a pas d’échappatoires, puisqu’on l’oblige à y croire et à oublier ce qui le fait rêver, puisqu’il a des capacités, il apprend bon soldat, à se taire, à plaire et  à faire, tous ses devoirs.

Renard sans savoirs, il se perd petit à petit dans les couloirs de la réussite et de la gloire, pour le pâle reflet de la lumière enamourée des stars, du strass, et des médailles sans mémoires. En grandissant Richard à réussi, il gagne des millions, et cours de poules en poules pour sortir de la foule. Richard à le melon, la tête comme un oignon, gonflé d’un orgueil sans nom, il tourne et tourne en rond. Coupé de lui même, dans la drogue, l’alcool et le sexe sans fond. Et le reste du temps, il travail. Dans sa « Boîte » il fait de l’argent, et brûle, brûle, brûle, tout son talent.

Richard s’est marié, et à trois enfants qu’il ne voit pas car il n’a pas le temps. Il cours, il vole, construit de grands projets pour surtout ne pas s’arrêter et se mettre à penser à tout ce temps qui cours, qui vole et qui lui non plus ne s’arrête pas de filer entre ses doigts. La pause est insensée, pas le temps de respirer et surtout pas méditer, se retrouver, cette partie de Soi oubliée, si loin déjà dans son passé.

Depuis son accident pourtant, à cinquante ans, depuis que l’espace d’un instant, son coeur s’est éteint, et son corps impuissant est tombé sans frein. Depuis ce moment il comprend, lentement, que réver aussi c’est tentant, qu’il peut être ivre de vivre et avancer tout en même temps. D’abords en colère, pestant de ce qui lui arrive, sa dernière attaque lui a fait lâcher prise. La mort, puissant calmant, met la pause à toutes les hégémonies, toutes les volontés d’entreprises.

Alors forcé, il a saisi chaque moment de rab’, chaque supplément de souffle. Pas après pas, le mort redevient vivant et dans son corps pour la première fois, il tient de nouveau la main de cet enfant oublié depuis si longtemps. A chaque précieux contact, il parle à cet enfant et lui chuchote doucement, des mots durs et exigeants tout d’abords, longtemps. Puis petit à petits, des mots charmants et de plus en plus souvent. Il en a fallu du temps pour se retrouver, le temps pour se rebeller, pour ruer et se cabrer sous la charge des responsabilités imposées. Il en fallu du temps pour chuchoter plutôt que de hurler, du temps pour écouter plutôt que de bruler, du temps pour s’arrêter et regarder, sentir, jouer, plutôt que d’agir pour agir, sans raisons et sans buts profonds.

Richard est retourné dans son terrier, là ou sont ses racines et ses affinités, dans une terre chaude et protégée. La vraie sécurité d’une terre qu’il peut enfin apprendre à cultiver. Il ne sait pas encore ce qui va y pousser, mais il aime à imaginer, il a retrouvé la patience et la curiosité. Face à l’immensité, l’inconnu devient possibilités et la peur devient sérénité. L’agitation c’est enfin calmée…

P.A.M

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A quoi sert le Burn-Out?

Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9. Psychothérapie du Burn-Out, Comment sortir d'une impasse existentielle majeure...
Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18.

Quelle que soit sa forme, associé ou non avec une dépression, le burn-out est toujours le signe d’une rupture majeure dans la continuité de votre existence. Le burn-out veut dire littéralement, lorsqu’il vous arrive, que vous avez « brûlé » toutes vos réserves d’énergie vitale. Personnellement, je pense qu’il s’agit en fait d’un véritable système de sécurité de l’organisme, sorte d’avant-dernière tentative, avant la mort définitive, pour vous ramener à la raison. Que la mort en question soit existentielle (une vie de Zombie qui n’a plus le temps ni l’énergie pour l’essentiel, même si par ailleurs vous accumulez les succès professionnels…) ou réelle (mort du véhicule corporel), « ramener à la raison veut dire pour moi « vous obliger à prendre conscience du caractère catastrophique de votre situation existentielle (même en cas de confort financier) et vous obliger à vous recentrer sur des besoins plus essentiels à l’Etre que vous êtes ».

Ainsi, le burn-out, c’est tout votre corps qui vous informe d’un seul bloc, en vous coupant le « jus », qu’il n’a plus l’intention de vous laisser courir à votre perte dans cette course infernale dans laquelle votre mental dictatorial vous aiguille depuis déjà trop longtemps. Cette Energie de Vie est précieuse et il est temps de la rapatrier, en vous obligeant à la pause forcée, pour la réorganiser vers des directions de vie plus profondément signifiantes. Plus signifiantes que ce dans quoi vous placiez désespérément toute cette énergie, jusque-là. Ici, quel que soit le niveau de violence avec lequel vous vivrez ce passage de votre vie, il vous faut savoir que cet événement est le symptôme d’une transition obligée d’une manière de vivre qui va devoir s’arrêter et changer pour laisser la place à une manière plus accordée de vivre votre existence. Plus « a-corps-dée », c’est-à-dire vers une manière d’être plus en accord avec des principes et des nécessités profondes de votre Etre véritable, que vous avez manifestement négligé en vous depuis déjà trop longtemps.

La violence de la « claque » que vous venez de prendre est en général à la hauteur de l’aveuglement dans lequel vous viviez. Ce qui ne veut pas dire que tout dans votre vie doit être remis en question, ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain, le changement peut et souvent doit être aussi progressif que la « baffe » a été radicale. Un arrêt brutal nécessite souvent une longue prise de recul pour digérer ce qui est en train de se passer. Si le message de pause n’a pas pu être entendu autrement que par une injonction et un arrêt violent du corps, indépendant de votre volonté, cela implique qu’il va vous falloir d’abord « ouvrir les yeux » et réévaluer cet arrêt brutal comme autre chose qu’une malédiction qui s’abat sur vous. Cette prise de conscience en soi seule est déjà, pour beaucoup, une étape difficile à passer, en plus des conséquences médicales éventuelles qu’il va falloir aussi traverser. Ici, souffrance, déni, frustration,  colère, apathie, et victimisation, pourraient bien être tout d’abord vos compagnons de lit. Et c’est seulement quand vous aurez commencé à lâcher un peu prise sur ce « grand malheur » qui vous arrive que vous pourrez passer enfin à l’étape suivante, à savoir « comment je fais maintenant pour faire face à l’incertitude de cette part d’inconnu qui me fait désormais face. A savoir, la suite de ma nouvelle existence… »

Entendez bien aussi que ce mur du burn-out, quelque fois pris à pleine vitesse, n’est absolument pas non plus une punition liée à je ne sais quelle faute que vous auriez commise. De même que ne pas avoir écouté les messages moins forts que votre corps vous avait déjà immanquablement  envoyé avant ce dernier grand clash n’est pas lié à une faute ou un déficit de votre part. Si vous n’avez pas pu entendre plus tôt et prendre en compte les différents « warnings » avant le crash, c’est que d’autres impératifs inconscients et pas forcément rationnels étaient alors encore trop puissants en vous pour que vous puissiez intégrer plus sereinement l’information. Qu’à cela ne tienne, maintenant que vous êtes « immobilisé » dans l’incapacité de retourner à vos excessives occupations habituelles, le travail d’écoute et de prise de conscience va enfin pouvoir se faire. Mieux vaut tard que jamais et rien ne sert de vous martyriser pour ne pas l’avoir fait plus calmement plus tôt. Si cela ne s’est pas fait, c’est que cela n’était tout simplement pas psychiquement possible avant. Mais ça l’est maintenant…

(à suivre…)

P.A.M